Direction la Normandie en Jeep Renegade

A l'heure où la marque Jeep fête ses 75 ans d'existence, embarquons à bord de la Jeep Renegade en direction de la Normandie. Deauville sera notre QG pour partir à la découverte des plages du débarquement. Là où les premières Willys posèrent pour la première fois leurs roues sur le continent européen.


Deauville

De Bruxelles, nous rejoignons Deauville et la Côte fleurie en à peine 4 heures de voiture via autoroute. Après avoir franchi l'impressionnant Pont de Normandie, nous arrivons à destination. nous rejoignons Deauville toujours aussi trendy. Là, nous prenons nos quartiers au Normandy, l’hôtel le plus symbolique de l’art de vivre de la station balnéaire, juste devant la plage et les célèbres planches construites en 1923. Les Planches sont bordées d'une part par des petites cabines portant le nom des stars américaines venues à Deauville pendant le Festival du Film Américain et d'autre part des mythiques parasols bleu et rouge, les couleurs de Deauville. L'hôtel est situé en plein coeur de Deauville, à proximité des grandes enseignes telles que Louis Vuitton ou Hermès. Le bar du Normandy est un lieu de passage incontournable à Deauville. Voisin du lobby de l’hôtel, on y croise en permanence des célébrités. Lors de notre séjour, il y avait par exemple Claude Lelouch, dont le film « Un homme et une femme » reste immanquablement lié à l’esprit de Deauville. L’ombre de Françoise Sagan continue aussi à planer sur la ville, dont le célèbre casino était régulièrement visité par l’écrivain. En classant plus de 550 bâtiments, Deauville a choisi de préserver le charme de ses jeunes années. A ne pas manquer le Circuit des Villas dont La Villa La Breloque, la maison du peintre Eugène Boudin, la Villa « Les Abeilles » que André Citroën a occupée pendant l'entre-deux guerres... organisé par l'Office du Tourisme ainsi que la visite de la Villa Strassburger érigée par le Baron Henri de Rothschild qui en fit don à la ville.


En route pour les plages du débarquement

A présent en route pour le véritable but de notre périple : les plages du débarquement.à environ130 km de Deauville. Cap sur Ste-Mère-Eglise où le parachutiste John Steel resté accroché au clocher de l'église a été immortalisé dans le film «Le jour le plus long » retraçant fidèlement le débarquement en Normandie du 6 juin 1944. Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, les parachutistes de la 101ème Airborne tombèrent sur Ste-Marie-du-Mont à 8 km qui fut la première commune libérée. En été, les rues sont envahies de Jeep originales de la seconde guerre mondiale. Là, nous retrouvons Pierre Ferrolliet au volant de son authentique Jeep de 1944 dont nous avions fait connaissance lors d'une précédente visite. Nous voici embarqués avec lui pour un tour de la région qu'il connaît admirablement avec, en prime, un récit de tous les faits d'armes qui s'y sont produits et le passage sur les lieux de tournage de la série « Brothers of arms ». Soudain, il arrête la Jeep et nous fait descendre. Il me tend un criquet identique à celui des paras largués le D-Day. Je l'actionne et un double clic me répond. A notre grande stupéfaction, nous voyons deux parachutistes grimés dans un arbre. Ils en descendent en prenant toutes sortes de précaution tandis qu'une habitante sort de la ferme voisine et leur demande s'ils ont besoin d'aide. Une façon de revivre cet événement qui vous prend aux tripes... on comprend mieux ce que ces héros américains ont vécu ! C'est là une des scènes théâtralisées dont Jean a le secret.


Ste-Marie-du-Mont : premier village libéré

Retour dans le village. Le Musée de l'Occupation, siège de la Kommandantur, a de quoi surprendre, notamment par ses peintures murales créées par les soldats allemands eux-mêmes. Cette maison est devenue au matin du 6 juin 1944 et jusqu'au 1 novembre le quartier général des troupes US pour le secteur d'Utah Beach. Ce musée abrite une collection relative à la vie sous l'occupation (transports, ravitaillement, résistance, collaboration, déportation). Le Musée de la Libération, lui aussi très intéressant, est situé face à l'église. Notre pilote nous emmène ensuite sur Utah Beach. Quelle émotion de fouler la page de la Madeleine dont le nom de code était Utah Beach et sur laquelle au petit matin du 6 juin, la plus grande armada jamais vue débarqua sous un déluge de feu. C'est d'ici que partent les Bornes de la Voie de la Liberté suivant jusqu'à Bastogne l'itinéraire des troupes américaines du Général Patton. Un musée créé en 1962 situé sur la plage même, à côté de la borne 00 explique les faits en détails.


La batterie du holdy

Notre guide nous signale que l'on peut réserver une balade à bord de sa Jeep et nous fait visiter ses chambre d'hôtes. La salle qui sert de cadre au petit-déjeuner vaut à elle seule le détour, servant de cadre à un véritable petit musée privé de la seconde guerre mondiale. (www.batterie-du-holdy.com - Tél : +33 (0)6 66 31 56 31 ou +33 (0)2 33 44 81 20). Depuis notre dernière visite, il a reconstitué cette batterie du holdy avec le poste de surveillance allemand, un véritable canon aérien (qui n'est pas sans rappeler celui de «  La grande vadrouille » ... si vous voyez ce que je veux dire!) et la casemate. Un travail impressionnant.


Retour vers Deauville

Nous poursuivons notre périple par la Pointe du Hoc et Omaha Beach pour arriver à Arromanches. C'est ici que le 7 juin 1944 les Alliés mirent en place un port artificiel destiné à ravitailler les troupes du débarquement. En une huitaine de jours une rade de 8 km s'éleva face au petit port de la station balnéaire. Les vestiges sont encore visibles sur la plage et la visite du D-Day Museum vaut le détour (voir Place to be). Ensuite viennent Juno Beach et Sword Beach avant de rejoindre Cabourg par la côte et ensuite Deauville. Ce pélérinage émouvant nous a rappelé cette importante période de l'Histoire, ce débarquement qui a libéré l'Europe du joug nazi au prix de milliers de morts.

Publié par
Nadine Vanhalle
Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, Nadine a travaillé pour de nombreuses publications : Auto Hebdo, Auto Trends, ELLE Belgique, L'Evènement... En 2006, elle a lancé son propre magazine sous le nom d'Auto Max (devenu Auto-Max.be).
Photo(s):
Arnaud de Villenfagne
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